70 ans et toutes ses dents !

Omega European Masters

Omega European Masters

Replacé dans les premiers jours de septembre, qu’il n’aurait jamais dû quitter, l’Open de Suisse vient de fêter, avec éclat, ses 70 ans à Crans Montana. C’est un record mondial de fidélité qui n’est pas prêt d’être battu, voire égalé ! Une volonté politique doublée d’une large mobilisation populaire a permis, sous la houlette de l’incontournable Gaston Barras, de pérenniser, année après année, le plus grand tournoi de golf sur sol suisse.

L’Omega European Masters est réellement l’événement le plus populaire de la saison golfique européenne, tant auprès des joueurs, qu’auprès des employés de l’European tour, sans parler des correspondants de presse de tous bords.


Alex Soren tient sa seconde victoire à l’European Masters.
Alex Soren tient sa seconde victoire à l’European Masters.

70 ans de présence sur un même terrain : même la direction « so British » de l’European Tour n’en revient pas… C’est pourtant le fruit d’une collaboration de tous les instants, d’un dialogue permanent, de lourds investissements et d’une volonté commune de réussite. Il est vrai que les joueurs sont choyés de ce côté-ci de l’Europe. Ils sont reçus, en famille, dans un lieu spectaculaire : le Valais. Les dames des princes des greens sont d’ailleurs souvent les premières « fans » de la station et poussent leurs golfeurs de maris à participer, afin de pouvoir les y accompagner. L’Omega European Masters est réellement l’événement le plus populaire de la saison golfique européenne, tant auprès des joueurs, qu’auprès des employés de l’European tour, sans parler des correspondants de presse de tous bords.

Scott Hend, qu’un dernier drive au play off prive d’une première veste rouge.
Scott Hend, qu’un dernier drive au play off prive d’une première veste rouge.

Ce parcours a été foulé par les plus grands champions, depuis des lustres. L’Open de Suisse n’a plus rien à prouver.

Il est légitime et historique, s’inscrivant dans la tradition des grands parcours de l’histoire golfique. Il s’en faut de peu pour qu’il revienne au premier plan mondial. Omega ne s’y est pas trompé, il vient de re-signer avec précipitation son partenariat pour 5 ans. Les déclarations d’amour de Rolex à l’Open y seraient-elles pour quelque chose ? Troquer le vert Rolex contre le rouge Omega, c’est peut-être une musique d’avenir mais le golf en a vu d’autres ! Les vieilles gardes directoriales prennent leur retraites, d’un côté comme de l’autre, avec leurs certitudes empesées. Les jeunes quadras leur succèdent. Composer un tournoi en rouge et vert ?

Cela pourrait tout changer. On peut rêver… Les conditions très estivales de ce début septembre allaient rendre la fête belle et populaire. Le rouge, couleur officielle du tournoi et d’Omega, pavoisait la station et les terrasses étaient joyeuses de retrouver les grandes heures de fête de la station valaisanne. Joueurs, caddies, sponsors et public ne feraient qu’un durant cette semaine, toute entière dédiée à leur passion commune : le golf.

Reynald Aeschlimann, depuis peu à la tête d’Omega, avec Alex Noren.
Reynald Aeschlimann, depuis peu à la tête d’Omega, avec Alex Noren.

Ce n’est plus un secret. La PGA américaine retient avec la Fedex Cup les meilleurs joueurs européens. La faute en est aux montants exorbitants offerts outre atlantique, ce qui rend la présence en Suisse des meilleurs joueurs mondiaux quelque peu compliquée. Toutefois, Willett, Wood, Jimenez et Fitzpatrick se proposaient de faire le spectacle. Au terme des deux premières journées, la déconfiture des joueurs suisses était consommée. La totalité des joueurs nationaux, ou presque, qu’ils soient amateurs ou professionnels, avait sombré dans les profondeurs du classement.

À croire que le costume est définitivement trop grand pour eux. Tous, bien que capables de réaliser des scores superbes durant la saison, tombent en catalepsie le jour de l’Open. Ils connaissent pourtant le parcours sur le bout de leurs clubs et pourraient le jouer les yeux fermés, à la bosse près !

Les amateurs, qui avaient pourtant remporté une magnifique victoire il y a quelques semaines au terme du fameux « The Match » opposant les meilleurs pros suisses aux meilleurs amateurs, au golf de Bonmont, bataillent tous en Valais pour une place en fond de classement. Ainsi Marco Iten termina bon dernier, précédé à quelques places par Neal Woernhard ; Jeremy Freiburghaus, pourtant vainqueur du Trophée Barras 2015 qui lui valut sa qualification pour l’Open, n’accrocha que la 99e place à +4 malgré une qualité de jeu largement sous employée ; seul le St Gallois Mathias Eggenberger, passant le cut à la raclette malgré un magnifique score de -4 le premier jour, relèva la tête pour l’ASG.

La victoire au bout du putter pour le suédois. La messe est dite sur le green du 18.
La victoire au bout du putter pour le suédois. La messe est dite sur le green
du 18.

Le président de l’ASG/EGA, Jean-Marc Mommer, félicite Gaston Barras, l’inoxydable président du Golf Club Crans-sur-Sierre, que l’on ne présente plus, pour la 70e édition consécutive de l’Open de Suisse dans son club.
Le président de l’ASG/EGA, Jean-Marc Mommer, félicite Gaston Barras, l’inoxydable président du Golf Club Crans-sur-Sierre, que l’on ne présente plus, pour la 70e édition consécutive de l’Open de Suisse dans son club.

Les professionnels furent également à la  peine. Raphael de Sousa, ne parvint pas à concrétiser sur le parcours de Plan Bramois ; pourtant talentueux, lui qui avait été capable d’accrocher un 59 au score cette anné – et ils ne sont pas légion à pouvoir le faire – n’est pas arrivé à conjurer le sort valaisan ! Fichtre ! Les lausannois Dobias et Luca Galliano sont également restés transparents tandis que Joël Girrbach n’a pas convaincu, malgré une belle présence lors du Rolex Trophy 2016 à Genève quelques jours auparavant.

Les joueurs de l’ASG sont en apnée, les pros de la Swiss PGA ont déjà coulé ! Malédiction valaisanne !

C’est finalement Alexander Noren qui s’est imposé en playoff devant Scott Hend. Un drive dans l’arbre pour l’australien, un putt de 10 mètres pour Noren et un 8e birdie qui lui assure ainsi sa seconde veste rouge. Il signe ainsi sa seconde victoire sur le haut plateau valaisan, après son titre de 2009. Solide recrue de la Ryder cup de cette année,

Alex peut constater avec bonheur la totale guérison de la fracture du poignet qui faillit l’éloigner définitivement des greens en 2014. Quant au dernier suisse en lice, l’amateur Mathias Eggenberger, il tira finalement son épingle du jeu en terminant 41e, à 3 sous le par. Une jolie surprise et une histoire, pour lui, qui finit bien.

Les statistiques ne mentent pas, un suédois remporte le titre à Crans tous les 7 ans…
Les statistiques ne mentent pas, un suédois remporte le titre à Crans
tous les 7 ans…

Golf ProTracer Compilation – 2016 Omega European Masters

ProTracer Compilation from the 2016 Omega European Masters
Patrick Jantet

info@studiopatrick.ch

Renseignements

www.omegaeuropeanmasters.com

Photos

© Patrick Jantet

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