Au croisement d’un chemin, d’une vie

De l’apprentissage à l’enseignement, des studios de danse à la scène ou l’évolution d’une carrière de danseuse

La vie d’une danseuse n’est pas aussi fluide et longue que ses bras et jambes. De l’école de danse municipale à une compagnie internationale, il y a un réel chemin parcouru en si peu d’années. Noëllie Coutisson, 25 ans, française, a commencé la danse classique à l’âge de quatre ans, puis étape par étape, sa passion révélée, elle a voulu en faire son métier.

Après le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (CNSMDP), elle s’est présentée à de nombreux concours internationaux, notamment le Prix de Lausanne et le Concours International de Varna, réservés aux meilleurs. Beaucoup de voyages, beaucoup d’heures de travail pour arriver à danser sur scène dans une compagnie professionnelle…

2006-2011 : le CNSMDP

C’est la deuxième meilleure école de France, Noëllie y est admise en première année à l’âge de 14 ans, elle y fait toutes ses classes en continuité. L’enseignement est très bon et complet ; en plus de la danse classique, les élèves apprennent d’autres styles de danse : jazz, contemporain, caractère, … puis la théorie, comme l’histoire de la danse, l’anatomie et la musique. Tout cela en parallèle avec le lycée, où elle obtient la mention bien au baccalauréat général. Les journées sont longues mais les danseurs savent que l’avenir de leur métier se forge à ce moment. Le CNSMDP n’a pas de ballet ; à la sortie de l’école, il leur faudra donc chercher une compagnie de danse pour continuer à vivre leur passion de manière professionnelle.

Janvier 2010 : Le Prix de Lausanne

Le Prix de Lausanne est la plus grande compétition internationale pour jeunes danseurs. Elle sélectionne les danseurs du monde entier en fonction de leur potentiel, leur technique et leur sens artistique. C’est un réel tremplin pour les candidats qui peuvent, pendant une semaine, apprendre, observer, parfois admirer les autres concurrents venant des meilleures écoles du monde entier, tout en ayant également la chance d‘être coachés par de grands danseurs et des professeurs de renommée mondiale.

2011-2015 : L’Opéra National de Bucarest

(Roumanie)

Noëllie obtient son premier contrat à l’opéra de Bucarest, d’abord en tant que sujet du corps de ballet. Elle apprend et danse très rapidement tous les grands ballets du répertoire classique, de Giselle au Lac des cygnes, en passant par Casse-Noisette. Malgré une forte concurrence, elle a l’opportunité de danser des rôles et d’évoluer dans la hiérarchie de la danse classique pour finir comme soliste.

2016 : Le Tivoli Ballet de Copenhague

Les voyages continuent, plus au nord cette fois-ci, c’est pour Casse-Noisette dans le ballet de la reine du Danemark, que Noëllie obtient un contrat. Un nouveau théâtre, de nouveaux collègues, des cultures et nationalités différentes, et toujours tout le monde réuni dans une même passion et le plaisir de partager un spectacle qui a pour but de faire rêver les spectateurs.

Evolution : Professeur de danse

En juillet 2016, Noëllie obtient son diplôme d’état de professeur de danse. De plus en plus attirée par l’idée de transmettre un savoir et un art, elle fait quelques remplacements qui lui permettent de continuer à s’entraîner et à danser.

Danseur – professeur de danse, la transition n’est pas nécessairement logique ou naturelle. Les compétences sont souvent différentes, mais l’enseignement a toujours intéressé Noëllie, qui plus est dans un art qu’elle maîtrise bien. Faire de sa vie un rêve et d’un rêve une réalité !

Galerie

Prix de Lausanne 2010 Selections Classical Variation Noellie Coutisson

Philippe Chevalier (texte et photos)
pch@bluewin.ch
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