L’Ethiopie

Voyage aux sources 

de l’humanité

Destination Addis Abeba en partance de l’aéroport de Genève avec Ethiopian Airlines (ET ou Ethiopian).

Le  plaisir du voyage commence dès que l’on prend place à bord du Dreamliner 787. C’est un privilège de voler en classe affaires et d’être accueillis par un équipage au sourire radieux. Les hôtesses, vêtues aux couleurs de leur pays se distinguent par leur grâce et leur élégance naturelles. De façon discrète, elles sont aux petits soins pour les passagers, veillant à ce que chacun ne manque de rien. Les mets servis à bord sont d’une qualité étonnante, les odeurs et saveurs d’Afrique nous transportent déjà. Le confort exceptionnel offert sur ce vol nous fait presque regretter qu’il ne dure pas plus longtemps. À notre arrivée à l’aéroport de Bole Addis Abeba, le soleil, tout juste levé, encore bas sur l’horizon, éclaire le paysage de nuances jaunes et orangées.

L’Ethiopian Skylight Hotel d’Addis-Abeba.

Nous déposons nos bagages à l’hôtel Ethiopian Skylight et en profitons pour une prendre une pause rafraîchissante. Idéal par sa proximité avec l’aéroport, à seulement cinq minutes en voiture, ce tout nouvel établissement, propriété de la compagnie ET, offre plus de 370 chambres et suites, plusieurs restaurants, une piscine, un spa et une immense salle de bal. L’hébergement y est très confortable et les appartements équipés des dernières technologies.

Ethiopian Airlines, atout majeur pour l’Éthiopie Avant de poursuivre notre voyage « découverte », nous sommes reçus au siège de la compagnie aérienne pour une visite et un moment de partage avec le Directeur des Opérations Internationales, M. Esayas Woldemariam Hailu. Au cours d’un échange décontracté, M. Hailu nous apprend beaucoup sur l’histoire et la culture de son pays, expliquant l’importance des traditions et des modes de vie des civilisations africaines en comparaison avec les sociétés occidentales. Avec un sourire bienveillant, il constate : « La Suisse a les montres, l’Afrique a le temps. » Lucide et profondément optimiste, il nous fait part de sa vision et de celle du groupe concernant l’avenir d’ET. La compagnie est née en 1945, elle est de ce fait, la plus ancienne d’Afrique. Durant ces sept dernières décennies, Ethiopian est devenue un des principaux transporteurs aériens du continent, sans égal en Afrique en termes d’efficacité et de succès opérationnel. Opérant à la pointe de la technologie, ET détient la part du lion dans le réseau panafricain de transport de passagers et de marchandises, desservant plus de 116 destinations internationales sur cinq continents, dont 59 destinations africaines. Elle a la plus jeune flotte aérienne, comptant des avions ultra modernes et respectueux de l’environnement, tels que des Airbus A350, Boeing 787-8, Boeing 787-9, Boeing 777-300ER, Boeing 777-200LR, Boeing 777-200 Freighter, Bombardier Q-400 double cabine. L’âge moyen de la flotte est de cinq ans. En fait, ET est la première compagnie aérienne en Afrique à posséder et à exploiter ces avions. Une fierté, un mérite, le fruit d’un travail et d’une volonté assumés, ainsi le pense Esayas Woldemariam Hailu.

Cap sur 2025. Avec comme objectif de devenir le groupe aérien le plus compétitif et le plus important d’Afrique, tout en contribuant  positivement au développement socio-économique de l’Éthiopie en particulier et des pays dans lesquels elle opère en général, en assumant ses responsabilités sociales d’entreprise et en fournissant une connectivité aérienne mondiale vitale. Notre interlocuteur défend les valeurs partagées par le groupe, les hommes et les femmes qui contribuent à son succès : « En tant que compagnie aérienne, la sécurité est notre première priorité, Ethiopian est une organisation performante qui cherche continuellement à apprendre et évoluer grâce à l’innovation et au partage de connaissances. Nous acceptons le changement pour l’opportunité de croissance qu’il apporte et nous recherchons et appliquons toujours les meilleures idées, quelle que soit leur source. Nous reconnaissons et récompensons les employés pour leurs performances et faisons preuve d’intégrité, de respect des autres, de franchise et de travail d’équipe. Nous traitons nos clients de la même façon que nous aimerions être traités et cherchons toujours des moyens de faciliter les échanges et les affaires. » Par ailleurs, Ethiopian Airlines fait partie de Star Alliance et est une compagnie aérienne mondiale quatre étoiles certifiée SKYTRA X. ET a été couronnée « meilleure compagnie aérienne africaine » aux Arabian Travel Awards 2018.

Ethiopian développe son offre depuis les aéroports suisses de Genève et Zurich. Actuellement, trois vols par semaine sont assurés depuis Genève, l’objectif à un an est d’en proposer un par jour, ce qui est le cas depuis l’aéroport de Zurich. La compagnie a enregistré cette dernière année une belle progression sur le marché suisse.

Lalibela, la «Jérusalem» d’Éthiopie

Au nord de l’Éthiopie, dans la région montagneuse d’Amhara, ce trouve le village médiéval de Lalibela. Celui-ci abrite certainement le plus impressionnant des neuf sites éthiopiens classés au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Surnommé la « Jérusalem » d’Éthiopie, il comprend les onze églises rupestres creusées dans la roche volcanique au XII e siècle par le roi Lalibela (1172-1212). On raconte que ce souverain, qui avait distribué toute sa fortune aux pauvres et vivait comme un ascète, aurait lancé la construction de ces églises souterraines, taillées à même le sol, après un voyage à Jérusalem dans le but d’épargner aux habitants de son royaume un long périple jusqu’à la Ville sainte. Ces trésors cachés dans les entrailles de la terre n’ont été ouverts au grand public qu’à partir des années 60. La plupart de ces églises excavées de la montagne sont reliées par un mystérieux réseau de tranchées et de tunnels et certaines sont ornées à l’intérieur de bas-reliefs et de fresques colorées. Lalibela est un haut lieu de pèlerinage et de dévotions pour les chrétiens orthodoxes.

La plus impressionnante des églises est Bete Giyorgis (Saint- Georges), quinze mètres de haut, ou de profondeur, formant une croix grecque à sa surface.

Le café , l’or éthiopien

La cérémonie du café est un rituel de préparation et de dégustation. En Éthiopie, les femmes de la maison sont responsables de la cérémonie du café. Elles préparent tous les ustensiles et ingrédients nécessaires à sa confection et les étalent par terre devant leurs hôtes… La cérémonie peut durer des heures et son rôle est de montrer l’importance du café en Éthiopie, d’offrir un moment de convivialité et d’échange. Elle se déroule souvent chez des particuliers, dans les hôtels et les maisons du café.

Cérémonie du café au Panoramic View Hotel
à Lalibela.

Arba Minch, aux portes de la vallée de l’Omo

Arba Minch est une des plus importantes villes d’Éthiopie. Son nom signifie « la ville aux 40 sources » en amharique car aux alentours de ses deux lacs existe une multitude de cours d’eau. La ville domine deux des plus beaux lacs de la grande vallée du Rift, insérés dans les collines vallonnées du Parc National du Néchisar. Ils sont séparés par une  langue de terre appelée le Pont du Paradis. Empruntant une route  sinueuse en aplomb du lac Abaya, en direction du village de Chencha, nous sommes allés à la rencontre du peuple Dorzé qui vit sur le mont Gughe. Ils nous ont expliqué leurs traditions et leur mode de vie, très différents de ceux des autres habitants de la vallée.

Hutte traditionnelle du peuple Dorzé.

Les Dorzés  construisent eux-mêmes leurs maisons qui peuvent faire plus de 12 m de haut et sont en forme d’ogive ; certains y verront une ressemblance avec une tête d’éléphant.

Travail de la feuille d’ensète, matériel de base pour construire les maisons. On utilise également l’écorce
pour la fabrication du « Kocho »

Ils utilisent des matériaux naturels comme le bambou pour la charpente et les feuilles d’ensète pour le toit résistant aux intempéries. Les Dorzés sont également connus pour la qualité de leurs tissages en coton appelés « chammas » qui sont vendus dans toute l’Éthiopie. La gentillesse du peuple Dorzé est touchante ; très  hospitaliers et généreux, ils ont partagé avec nous le « kocho » une galette riche en fibre fabriquée à partir de l’ensète, une plante aussi appelée « fausse banane » en raison de sa ressemblance avec ce fruit.

 

Une balade sur le lac Chamo jusqu’au «  crocodiles Market », ainsi surnommé car il est le lieu où de nombreux crocodiles se rassemblent avec les hippopotames pour prendre un bain de soleil. Peu nombreux ce jour-là.

Emerald Resort & Lodges est situé sur les hauteurs d’Arba Minch, est un havre de paix où l’on apprécie la quiétude de la nature et les vues splendides sur les deux lacs.

De retour à la capitale, le contraste est saisissant : la ville est en effervescence, le trafic est dense, on ressent l’énergie d’une économie en pleine expansion, les immeubles poussent à vue d’oeil, les infrastructures se modernisent. Agriculture, industrie, tourisme, tout semble indiquer que l’Éthiopie s’est construit une réalité économique inédite et que sa croissance qui affiche plus de 8 % depuis plus de dix ans ne fléchira pas de sitôt. L’Éthiopie est un pays d’une richesse incroyable, son histoire, sa culture, ses traditions, ses modes de vies diffèrent selon les régions. Tant de découvertes qu’un seul voyage ne peut satisfaire. Et comment décrire la beauté de son peuple, son élégance en tous points, sa joie de vivre, sa richesse de coeur. On y retournera, c’est certain. De sincères remerciements à Greenland Tours et Fetsum, notre guide, pour nous avoir fait découvrir une petite part de ce trésor, si bien préservé.

Delphine Lugrin
Renseignements

www.ethiopianairlines.com

www.ethiopianskylighthotel.com

www.emeraldresortandlodge.com

www.greenlandethiopia.com

www.panoramicviewhotel.com

Photos  © D. Lugrin
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